08 janvier 2008
bonne année...!
la vie continue, the show must go on, et tout et tout !..
je pense pas que domi aimerait voir son blog tomber dans le néant.
Je compte sur le Yak pour nous sortir une petite compil de nos répètes.
Je compte sur joan pour nous balancer quelques jolies photos.
Je compte sur béa pour continuer à être la plus forte du monde.
J'attends de vos nouvelles avec impatience
chantal
16 décembre 2007
"...renaître de ses cendres..."
Tous étaient là... la famille, les amis, les amis des amis, les amis de la famille... ...tous étaient présents pour rendre hommage au seul absent... Un cérémonial loin des cérémonies, une communauté en communion loin des offices hiératiques, un office officieux, une eucharistie fraternelle et champêtre... Rite allégorique, hommage ingénu, la culture de l'âme par la matière, la naissance d'un être aux rameaux comme le berceau d'un autre au repos... De tes bourgeons verdoyants aux parures cuivre de tes feuilles, Liquidambar toi père peinard, prospères, croîts, gorges toi de cette terre, de ces cendres, de ses cendres et ne ploies pas, comme ton hôte reste droit et fort pour que bientôt nos chimériques siestes estivales soient ombragées de ta parure... Merci à tous d'avoir été là.
13 décembre 2007
"...wish you were here..."
07 décembre 07, 15h 04, l'aiguille trotte, la terre tourne et la pompe à morphine pompe... Inexorablement les choses vont, le temps passe et la drogue travaille... ouvrière de la vie au service de la mort... ...elle soulage, elle délivre, elle allège... la douleur... la vie. Indispensable, inlassable, elle coule, s'insinue, du tube à la conscience elle chemine tranquille comme si de rien... Elle l'apaise, elle l'emmène et les secondes passent, se font minutes... se feront elles heures? ...se feront elles jours? Paradoxe inacceptable et intangible, paroxysme de l'aliénation, médecin et bourreau la "sister morphine" le délivre et nous condamne... ...dur! Tonton s'en est allé un matin, il ne reviendra pas. Le musicien, l'instit', le pêcheur, l'ami, le frère, le père... tous sont partis... Mon tonton n'était pas mon oncle, il était infiniment plus que ça. Je lui dois beaucoup et tant d'autres... Merci Domi pour tes leçons de guitare, pour tes histoires, tes sourires, les coups de gueule, ton sens inné de la mélodie, des notes à la vie, de l'humour à la révolte... merci pour ton obstination, pour ton intégrité... merci d'avoir été ce que tu as été pour moi, pour les autres... Merci mon tonton. Tu vas me manquer.
au revoir l'ami
tu nous diras si c'est beau là haut
si dieu existe
si t'as vu jimi , JP , tes parents et les autres
si tu peux manger tout ce qui te fait envie
si tu peux jouer tant que tu veux
avec les plus grands
si tu peux écrire ce que bon te semble
s'il ya des babou dans les étoiles
si t'es au chaud bien confortable
si les anges te racontent des blagues
si on trouve du chaterton dans les nuages
si de là-bas tu veilles sur les tiens
et si tu nous vois
parce que nous on ne voit que toi
07 décembre 2007
ON SE MARRAIT BIEN
Je viens de remonter le temps, sans machine, juste en consultant les archives du blog : mars, début de l'aventure , des mois de fou rires, j'en ris encore en lisant, des jours pleins d'idées, des cochonets "à la domi" des articles "à la chantal", des mots signés "Sultane", des photos magnifiques du neveu, des commentaires tout aussi délirants, de la joie (presque) à toutes les pages.
Remonter le temps, pour bien garder en soi cette randonnée 2007, où on marchait avec insoucience dans la musique et dans l'amitié, remonter le temps pour le braver, revenir en arrière parce qu'on a que ça à faire en ce moment, du moins en ce qui me concerne. Arrêter la pendule, se poser et se dire qu'on a vraiment eu de la chance de partager tout ça. Et garder son enthousiasme pour demain.
27 novembre 2007
TROP DUR
je lance un cri, un appel qui n'aboutira pas, car je n'ai pas d'interlocuteur en face... cette ombre à qui je m'adresse est du signe du cancer. Il est là, dans le corps de notre ami, sournois, rongeur, implacable. Il est grand vainqueur contre la vie, il se fout de qui il détruit, il se moque de son désarroi, de nos pleurs. Il avance, impassible, ennemi caché et invincible. Il lui a pris la parole, il lui a pris le geste, il lui a volé son mental. Il a capturé son corps meurtri. Il est en train de se délecter de lui.
Tu es là domi, debout devant lui, tu te bats contre lui, tu veux en rire mais tu en pleures, tu trépignes de ne pouvoir nous dire ce que tu ressens, et nous sommes si impuissants devant toi, devant lui.
Je voudrais te voir te remettre comme si tu sortais d'une longue torpeur, comme si tu retrouvais ta vitalité, ta personnalité. Je voudrais qu'un matin tu te réveilles en disant que tu as fait un cauchemar, que la fièvre est tombée. je voudrais que tu nous sortes une bonne vanne, que tu ries, et que tu prennes la guitare en nous demandant de jouer le filage de notre répertoire. Je voudrais même que tu nous engueules.
Tu nous a tant apporté que nous ne pouvons te donner en retour. Ces mots que tu ne peux même plus lire, ces commentaires que tu ne feras plus, nous les dirons à ta place.
DOM TU AS TELLEMENT DE COURAGE, TU LUI AS MIS UN BEAU BRAS D'HONNEUR AU CANCER.
ON T'AIME
13 novembre 2007
"...rémission n'est pas reddition..."
Que ceux qui se perdent plus ou moins consciemment et plus ou moins régulièrement sur ces pages se rassurent, si les posts ne sont pas si fréquents qu’il fut un temps ce n’est pas par lassitude, ni non plus par manque d’à propos, il y a tant à dire surtout en ces temps de disette économique et de vide politique (j’ai dis politique hein, pas médiatique !). Que les frustrés de nourriture spirituelle se rassurent donc, les Pinknénu n’ont pas dit leur dernier mot ! Il est cependant des jours où le corps et l’âme nécessitent repos et méditation… Si celle de mon oncle n’est pas des plus transcendantales en ce moment (quoique !) il n’est cependant pas avare de mots rigolos, de gros mots, de mots laids et mots doux, simplement il a besoin de repos et de refaire le plein de pep’s.
En attendant le « retour du guerrier » faites lui honneur, allez manifester, marcher dans les feuilles, chier dans les bois ou sur les paillasson du 55 rue de la Boétie, respirez la nature, foulez les feuilles mortes, jouez de la zik, dansez, criez et revenez voir les pages loin du tumulte médiatico-politico-scatophage.
A bientôt.
Le neveu.











